Le Son du silence

H. J. Lim

En Corée, chaque famille a son piano droit ; on l'enseigne aux très jeunes enfants comme une sorte de gymnastique, l'utilisation combinée des deux mains aidant, pense-t-on, à harmoniser les deux cerveaux. H. J. Lim a commencé à jouer du piano à l'âge de trois ans, mais cela n'avait aucun rapport avec le rêve prémonitoire de sa mère pendant sa grossesse : « Le destin de ta fille ira au-delà de la Corée ! » A cause de ce rêve, confirmé ensuite par des médiums et des bonzes, elle soutiendra sa fille dans tous ses combats pour apprendre la musique, y compris le plus insensé : partir en France, seule, à douze ans. Hébergée par une tante qui se révélera maléfique, ballottée de ville en ville, confrontée à l'univers brutal des immigrés, H. J. Lim va puiser sa force dans la certitude de son destin et son réconfort dans le piano. A seize ans, elle est reçue dans de prestigieux concours. Ses maîtres, qui perçoivent son incroyable talent, l'encouragent à bousculer les conventions de l'interprétation musicale. « Il n'y a pas de règles que l'on ne puisse blesser pour atteindre le meilleur », dit Beethoven, son compositeur préféré, dont la surdité lui rappelle l'isolement de son père meurtri par la guerre. Rejetant alors confort et facilité, renouant avec la précarité, elle va enfin oser des interprétations personnelles qui la feront devenir la virtuose internationale qui avait été promise à sa mère. Lire la suite

192 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 50x220

Chapeau

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